« Quand je suis arrivé dans ce collège, j’avais l’impression d’être au paradis »

Il est 8 heures, un lundi matin au collège Vasconie de Miélan. Les élèves franchissent la vieille porte en bois et arrivent sous le préau gris en pierre et posent leurs sacs sur d’immences étagères qui doivent dater de la construction du collège. Ils se dirigent ensuite sur un des deux terrains de handball pour jouer au foot. Au milieu des deux terrains, on trouve des arbres et quelques bancs. Les terrains sont entourés de deux bâtiments. Le plus imposant a 3 étages, toutes les salles y sont froides. L’autre bâtiment est le réfectoire et au-dessus on y trouve d’autres salles de cours. À l’extérieur il y a un trottoir qui longe tout le bâtiment.  

Les élèves, de la sixième à la troisième, se posent la même question… Le collège est-il amené à fermer ?

M. Tornator, ancien professeur d’EPS, explique que le collège Vasconie n’a pas beaucoup changé depuis sa création, fin des années 60′ : « La seule chose qui a disparu ce sont les préfabriqués et quelques tables de ping-pong. On n’avait pas assez de salles. Les bâtiments sont restés identiques. Quand je suis arrivé pour la première fois dans ce collège, j’avais l’impression d’arriver au paradis ».

« Le manque d’effectif est critique »

Au collège Vasconie les élèves manquent et il en manque beaucoup au regard des dernières décénies. La gestionnaire, Mme Finaldi, qui travaille dans une pièce du bâtiment principal, le plus imposant, s’exprime : « il y avait 250 élèves et 150 primaires. On faisait presque 400 repas par jour. Maintenant nous sommes passés a 148, alors que le collège est prévu pour 500 élèves. On va probablement devoir se raccrocher à Mirande, mon poste est menacé ».

Marielle Béjénaru, ancienne élève se souvient de la « grande époque » : « nous étions très nombreux, il y avait des ateliers maçonnerie, couture, cuisine, plomberie. Il y avait un internat, une Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté). »

En tout cas, pour M. Tornator, les choses sont claires : « Et bien je voudrais pas le voir tu vois… si le collège venait à disparaître je voudrais que cela soit après moi ».

Travail photographique réalisé avec les archives de l’établissement